Bon vent, belle mer pour l'éolien !

A l'occasion de son déplacement à Saint-Nazaire le 14 juin, François de Rugy a lancé le premier projet de parc éolien en mer français à Saint-Nazaire, annoncé le lauréat de l’appel d’offres du parc qui sera construit au large de Dunkerque et rehaussé les objectifs de déploiement de la filière éolien en mer inscrits dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Une bonne nouvelle pour la Bretagne et une victoire pour les élus fortement mobilisés sur le sujet.

François de Rugy, le 14 juin 2019 à Saint-Nazaire / © France 3 Pays de la Loire

Le développement des énergies renouvelables en mer (EMR), et notamment de l'éolien en mer, est une composante majeure de la stratégie de la France en matière de transition énergétique. Le vent étant plus fort et plus régulier en mer, les éoliennes y tournent environ deux fois plus que sur terre. Les éoliennes installées en mer sont par ailleurs en moyenne deux à quatre fois plus grandes que les éoliennes terrestres ; et produisent donc plus d'énergie. Enfin, la taille des espaces en mer permet d'installer un grand nombre d'éoliennes pour des puissances totales importantes, équivalentes à la moitié d'un réacteur nucléaire par parc.


Pour ces raisons, le Gouvernement a accéléré le déploiement de l’éolien en mer pour faire de la France un leader en matière d’énergie marine renouvelable. Cette accélération passe en premier lieu par la réalisation des projets déjà engagés comme le parc à Saint-Nazaire, 80 éoliennes, produites sur place par General Electric et qui seront installées en mer d’ici 2022. Elles permettront de couvrir 20 % de la consommation électrique de Loire-Atlantique et généreront 8 millions d’euros par an de recettes fiscales pour les collectivités locales et les pécheurs.


Cette accélération passe en second lieu par la réalisation immédiate de nouveaux projets soutenus par le Ministère de la Transition écologique et solidaire. François de Rugy a ainsi annoncé sa décision de retenir le groupement composé d’EDF Renouvelables, Innogy et Enbridge, pour la construction et l’exploitation du parc éolien de Dunkerque. D’une puissance de près de 600 MW et composé d’environ quarante-cinq éoliennes, il permettra de produire 2,3 TWh/an d’électricité à partir de 2026, soit la consommation de 500 000 foyers français. Le tarif proposé par le groupement, qui est notablement inférieur à 50 €/MWh, a été le mieux classé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui a réalisé l’instruction de l’ensemble des projets. Il s’agit ainsi d’un tarif comparable aux meilleurs résultats européens, qui démontre la compétitivité de la filière française de l’éolien marin. Lorsque le prix de marché de l’électricité sera supérieur à ce tarif très compétitif, c’est le budget de l’Etat qui récupèrera la différence.


Le site de Dunkerque est le premier à bénéficier des dernières réformes mises en place par le Gouvernement, en particulier la réforme du contentieux, la mise en place du dialogue concurrentiel, la modernisation du cadre de raccordement et l’introduction d’autorisations à caractéristiques variables, dites « permis enveloppe ». Ce projet doit générer de nombreuses retombées positives pour le territoire, tant d’un point de vue économique qu’environnemental. Le groupement d’entreprises s’est en effet engagé à recourir à des petites et moyennes entreprises, et à favoriser l’emploi local et l’insertion sociale.


Enfin, François de Rugy a annoncé l’augmentation des objectifs des énergies marines renouvelables fixés dans le Programmation pluriannuelle de l’énergie. Le projet publié en janvier 2019 prévoyait le lancement et l’attribution de projets éolien en mer pour une moyenne d’environ 750 MW par an d'ici 2024. Conformément à l’annonce du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, François de Rugy a annoncé le rehaussement de cette ambition en fixant un objectif d’1 GW par an.


Plusieurs projets déjà lancés permettront de commencer à y répondre, notamment celui du parc de 1000 MW, prévu au large de la Normandie et qui fera bientôt l’objet d’un débat public qui permettra de déterminer une ou plusieurs zones propices à son développement, dans le respect de la biodiversité marine et des activités en mer.


Trois appels d'offres pour des parcs éoliens flottants commerciaux, une première en Europe, seront par ailleurs lancés :

L’un de de 250 MW, soit une vingtaine d'éoliennes, sera bientôt lancé et attribué au sud de la Bretagne en 2021 avec une participation du public à venir en association avec le Conseil Régional de Bretagne ;
  • Puis deux parcs de 250 MW chacun seront lancés en Méditerranée dans les régions Occitanie et PACA.

Ces champs éoliens auront vocation en cas de bonne performance sur les tarifs à être étendus ultérieurement pour atteindre plus de 750 MW permettant de profiter de raccordements électriques mutualisés.


François de Rugy a annoncé enfin que des volumes additionnels d'éolien posé seraient construits avec le lancement d’un nouveau projet au large d’Oléron d’une taille à déterminer entre 500 et 1000 MW.


Pour Jean-Charles Larsonneur il s'agit d'une belle victoire pour la transition écologique, les EMR et l’emploi en Bretagne après des mois de mobilisation active.

Rappelons qu'en novembre 2018, à son initiative, 17 députés bretons avaient co-signé un premier courrier adressé à Edouard Philippe pour faire part des inquiétudes ressenties suite aux premières annonces dévoilées dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) s’agissant des Energies Marines Renouvelables (EMR), et en particulier de l’éolien flottant. En mars dernier, 120 députés étaient signataires d'un nouveau courrier rappelant au premier ministre "qu'à l’heure où 97% des Français expriment leur confiance dans les énergies renouvelables (sondage OpinionWay), nous devons aller plus loin ! Ne nous arrêtons pas au milieu du gué, alors que des efforts importants ont déjà été entrepris pour soutenir ces filières et que vous avez impulsé la simplification du cadre réglementaire de leur développement. Donnons-leur désormais une vraie perspective à travers des objectifs plus ambitieux dans la PPE – au moins 1 GW par an pour l’éolien en mer et une trajectoire de baisse des coûts réaliste qui préserve notre capacité à porter la part de gaz renouvelable à 10% de notre consommation d’ici 2030 - tout en restant, bien sûr, attentifs aux dépenses de l’Etat."


Une mobilisation qui a porté ses fruits et qui donne un nouvel élan aux EMR qui profitera à notre territoire.


Pour nous contacter :

Permanence parlementaire - 28 Boulevard Gambetta - 29200 Brest

Tél. : 02 29 63 86 68 - Courriel : jean-charles.larsonneur@assemblee-nationale.fr

Assemblée Nationale - 126 rue de l'Université - 75355 Paris 07 SP

Tél. : 01 40 63 74 05

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