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Bretagne : Rencontres de la Cybersécurité à Lannion

Les 27 et 28 juin, Lannion était la capitale française de la cybersécurité avec la tenue des Rencontres de la Cybersécurité Bretagne, 4e étape du Tour de France de la Cybersécurité 2019, et des RPCyberMaritime qui, pour la première fois depuis leur création en 2015, se délocalisaient hors de Paris.


Les Rencontres de la Cybersécurité Bretagne, dont c’est la deuxième édition, associent acteurs nationaux et locaux, publics et privés, experts de la sécurité numérique et néophytes.

Elles sont organisées autour de plusieurs axes complémentaires au service de l’écosystème économique local qui permettent aux participants de mieux appréhender la sécurité numérique dans toutes ses composantes : • Interventions en plénière sur le thème de l’innovation et sur celui de la Défense • Ateliers de travail adaptés à l’écosystème local sectoriels à destination des collectivités territoriales, de la filière agricole et agro-alimentaire, et à destination de la filière cybersécurité à travers les enjeux d’export, d’Intelligence Artificielle et de Ressources Humaines. • Un espace de démonstrations-formation-recrutement pour découvrir notamment les savoir-faire d’investigation de la Gendarmerie Nationale dans la lutte contre la cybercriminalité ainsi que les outils développés par le Groupe LA POSTE et cybermalveillance.gouv.fr au service de la sécurité numérique et rencontrer les experts cyber de NOKIA, AIRBUS Cybersecurity, THALES, du CEFCys, le Club des Femmes de la Cybersécurité, ainsi que des représentants de la Défense, notamment la Marine Nationale.


Jean-Charles Larsonneur était présent pour animer une table-ronde sur le thème de la Cybersécurité maritime. L'occasion pour le député de " former le vœu que se constitue à Brest un ambitieux pôle autour du cyber maritime, autour du MICA center, d’un centre de renseignement opérationnel, de notre tissu d’entreprises Naval Group, Thales, PME, ETI, start-up, et l’ensemble de nos établissements en avance sur les sujets numérique et cyber : École navale, IMT Atlantique, ENSTA Bretagne, UBO, Pôle Mer Bretagne Atlantique, Shom, Technopôle Brest-Iroise".



Dans dans son discours d'introduction, Jean-Charles Larsonneur a rappel" que "l’essor du numérique s’impose à toutes les dimensions de notre société. Il met à l’épreuve la souveraineté de l’Etat, redéfinit partiellement ses frontières et révolutionne tous les champs de l’activité humaine. Pour bien amorcer ce virage et s’approprier les technologies qu’il suscite, notamment celles de la révolution du combat collaboratif, il faut s’assurer de la sécurité des réseaux, des équipements les plus petits aux plus stratégiques.


Avec le cyber, chacun de nos systèmes peut être compromis, dévoyé et transformé en arme contre nous. Pour protéger notre souveraineté numérique, la numérisation dans le champ des armées doit être maîtrisée afin de profiter de ces technologies tout en garantissant un haut niveau de sécurité. Cet espace offre d’immenses opportunités mais il crée également des vulnérabilités. Nous devons prendre en compte ces menaces nouvelles, anticiper leurs évolutions. La résilience numérique doit être repensée afin de pouvoir détecter, attribuer les attaques et répliquer si cela est possible. C’est pourquoi, depuis 2017, nous avons adopté une loi de programmation militaire qui prévoit 1,6 milliard d’euros de 2019 à 2025 au profit de la lutte dans l’espace numérique. D’ici 2025, les armées dénombreront 4 000 cyber combattants. (....)


Appliquée aux armées, la protection numérique des plateformes devra être pensée dès leur conception, particulièrement pour ceux qui sont isolés sur les théâtres d’opération. Les bâtiments de la marine présentent ainsi des vulnérabilités parce qu’ils n’embarquent que peu de techniciens, à plus forte raison avec la tendance naturelle de diminution des équipages. La marine met ainsi en œuvre un Groupe d’Intervention Rapide (GIR) quand une attaque ne peut pas être contrée par l’équipage.


Les entreprises innovent aussi. On ne peut sérieusement envisager la cyber sécurité sans elles. S’agissant de technologies duales, c’est la recherche civile qui tire la recherche militaire. Si nous ne voulons pas être déclassés, il faut se rapprocher du monde industriel. A Ollioules, Naval Group a développé un Naval Cyber Laboratory pour sécuriser les bâtiments dès leur conception. Par mes échanges, j’ai compris qu’une installation similaire pourrait voir le jour en Finistère.


Pionnière dans ce domaine, la Bretagne a développé un écosystème universitaire et économique qui garantira à la France sa liberté d’action. Cet effort ne date pas d’aujourd’hui : sous la précédente législature, le ministre de la défense Jean-Yves le Drian avait décidé la mise en place d’un plan d’action spécifique, dénommé Pacte Défense Cyber qui comportait six axes, dont le soutien au développement du Pôle d’excellence en cyberdéfense en Bretagne.


Depuis 2014 et la date de sa création, le pôle d’excellence cyber a constitué un vivier complet de compétences autour de Vannes, Rennes, Lannion et Brest. Ce succès est à mettre à l’actif de l’action conjuguée de la région Bretagne, de Naval Group et de Thales dans l’animation de la filière. La Bretagne dispose désormais de formations reconnues, comme le master spécialisé en cybersécurité de l’IMT Atlantique et à Lorient, la première promotion du master « cybersécurité des systèmes embarqués » sera diplômée cette année. Aujourd’hui, on ne dénombre pas moins de 46 000 emplois, 383 entreprises et 7 clusters. Et de nombreux postes restent à pourvoir.


Tout ceci nous permet d’appréhender le futur avec optimisme et résolution. L’avenir est dans la cybersécurité et la Bretagne constituera son terreau fertile. Nous sommes donc au début d’une nouvelle grande aventure pour la défense de la France et pour notre territoire, et le travail ne fait que commencer".